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25 septembre 2026 PIRATAGE NEW CONFIRMÉ 4 min de lecture

CANAL+ échoue à faire sanctionner Cloudflare sur le blocage sportif

Le tribunal judiciaire de Paris a refusé de condamner Cloudflare à l'astreinte demandée par CANAL+ pour des blocages de sites de streaming sportif jugés insuffisants. Selon deux médias qui relatent la décision, le juge distingue l'obligation d'appliquer une mesure de blocage de l'impossibilité de garantir qu'un site pirate ne changera jamais d'adresse ou de prestataire. Cette décision ne révèle ni fuite de données ni attaque contre CANAL+ ou Cloudflare.

Une demande d'astreinte rejetée

L'affaire porte sur des décisions rendues le 17 avril 2026, qui imposaient à Cloudflare de bloquer des services diffusant illégalement la Formule 1 et le MotoGP. CANAL+ considère que certains sites sont restés accessibles malgré ces mesures. D'après Clubic et Alloforfait, le groupe a donc demandé au tribunal judiciaire de Paris de faire appliquer une astreinte de 50 000 euros par jour et par site resté accessible. La somme évoquée pouvait atteindre 1,55 million d'euros par jour pour les sites initialement concernés.

Le tribunal a rejeté cette demande dans une décision rapportée comme datant du 17 septembre. Le point central n'est pas l'abandon des blocages. Il est la limite de ce qui peut être exigé d'un intermédiaire technique : Cloudflare doit mettre en œuvre les mesures qui le concernent, mais n'est pas tenu de garantir l'inaccessibilité permanente de services qui déplacent ensuite leur infrastructure.

Bloquer un nom de domaine ne fait pas disparaître le service

Les deux récits décrivent un mécanisme de contournement classique. Un site visé peut réapparaître sous une autre adresse, utiliser un miroir ou quitter l'infrastructure de Cloudflare au profit d'un autre réseau de diffusion de contenu, appelé CDN. Dans ce cas, l'accès ne dépend plus du même acteur technique. Le juge a donc retenu une obligation de moyens plutôt qu'une obligation de résultat : l'intermédiaire doit agir sur ce qu'il contrôle, pas répondre de toutes les évolutions ultérieures du service ciblé.

Un chiffre avancé dans le dossier a pesé dans cette appréciation. Cloudflare aurait bloqué 72,6 % des noms de domaine concernés par les différentes décisions judiciaires. Pour le tribunal, ce niveau montre une contribution effective à la mesure. Ce pourcentage ne signifie toutefois pas que 72,6 % de l'ensemble du piratage sportif est bloqué, ni que les 27,4 % restants correspondent forcément à des sites encore gérés par Cloudflare.

Une décision sur l'intermédiaire, pas sur les spectateurs

Cette procédure concerne la lutte contre la diffusion illicite de compétitions dont CANAL+ détient les droits, et non une compromission informatique. Aucun des éléments lus ne fait état d'un vol de données chez CANAL+, Cloudflare, les amateurs de Formule 1 ou les amateurs de MotoGP. Il ne faut donc pas présenter la décision comme une fuite ou comme l'annonce d'un risque nouveau touchant automatiquement les abonnés.

Le sujet reste pertinent pour la cybersécurité par son mécanisme. La circulation d'une offre de streaming illicite ne s'arrête pas nécessairement lorsqu'une adresse est bloquée. Une nouvelle URL, un nouveau vendeur ou un lien partagé dans un groupe privé peuvent reprendre le relais. Le changement d'adresse ne prouve pas une infection ou une fraude, mais il rend plus difficile l'identification du véritable opérateur du service.

Les données et les applications restent le point de vigilance

La décision judiciaire ne documente pas une campagne de phishing, de malware ou de prélèvements frauduleux. Elle ne permet pas d'affirmer qu'une application, un boîtier ou un abonnement particulier est malveillant. En revanche, les services qui changent fréquemment de nom ou d'adresse donnent peu de moyens de vérifier l'identité de leur vendeur, les conditions de paiement ou le traitement des données demandées lors de l'inscription.

Le réflexe concret est donc de ne pas transmettre de document d'identité, de code reçu par SMS ou d'identifiants de paiement à une offre trouvée par messagerie, publicité ou groupe privé et dont le vendeur ne peut pas être identifié. N'installez pas non plus un fichier d'application reçu par lien direct pour accéder à un match. Ce conseil vise l'incertitude sur le service proposé, pas une menace confirmée par cette décision.

Ce que nous ne pouvons pas vérifier

Les articles lus convergent sur le rejet de l'astreinte, le montant demandé par CANAL+, le raisonnement d'obligation de moyens et le taux de 72,6 % cité pour Cloudflare. Nous n'avons pas consulté le texte intégral de la décision du tribunal judiciaire de Paris. Les chiffres et sa formulation juridique exacte restent donc attribués aux médias qui l'ont rapportée.

Nous ne pouvons pas vérifier la liste précise des noms de domaine visés, les adresses qui seraient encore accessibles, les détails techniques des mesures mises en place par Cloudflare ni les suites qu'envisage CANAL+. Aucune source lue ne documente une fuite, une fraude ou un logiciel malveillant précis lié à un service de streaming particulier.

Le déroulé

  • 17 avril 2026 · Le tribunal judiciaire de Paris ordonne des mesures de blocage visant des services de streaming illicite de Formule 1 et de MotoGP, selon les médias consultés.
  • 17 septembre 2026 · Le tribunal rejette l'astreinte demandée par CANAL+ contre Cloudflare, selon Clubic et Alloforfait.
  • 25 septembre 2026 · Les éléments disponibles confirment la décision rapportée, sans détailler les sites visés ni les mesures techniques exactes.

Ce qu'il faut faire

  • Identifiez le vendeur avant de payer. Une offre de streaming qui change sans cesse d'adresse ou ne permet pas d'identifier sa société ne doit pas recevoir vos données de paiement.
  • Refusez tout code reçu par SMS. Un vendeur ou un faux support qui réclame un code de validation peut chercher à prendre la main sur un compte ou valider une opération.
  • N'installez pas de fichier reçu par lien direct. Un fichier extérieur aux boutiques habituelles peut demander des autorisations sans que son origine soit vérifiable.

Sources : Clubic ↗ · Alloforfait ↗ · CANAL+ ↗ · LALIGA ↗

Article rédigé et vérifié par Cyberfaille, avec assistance IA. Un doute, une correction ? écrivez-nous.